Autochenille L'Eléphant-à-la-Tour

Autochenille L'Eléphant-à-la-Tour

Autochenille L'Eléphant-à-la-Tour

Les premières automobiles
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Matière et technique: 
Alliage d'aluminium dit duralumin peint, caoutchouc, métal, verre, bois, cuir, paille tressée, toile, cuivre. Bagages en toile enduite, alliage cuivreux chromé ou nickelé, ivoire ou bois et alliage ferreux peint.
Origine et date: 
France, 1924
Artiste(s): 

Dimensions :

1, 70 m
1.60 m
4 m

L'autochenille Citroën L'Eléphant-à-la-Tour, seul véhicule de la Croisière noire conservé dans les collections publiques, transportait les archives et la trésorerie de ce qui fut la première expédition automobile transafricaine. Également désignée sous le nom de mission Citroën-Centre-Afrique, cette expédition, qui tenait tout à la fois de l’aventure coloniale, du raid automobile et de l’opération publicitaire, relia le sud algérien à Madagascar entre 1924 et 1925.

Les huit autochenilles de l'expédition, du type B2, étaient équipées d'un moteur à 4 cylindres, d’une puissance de 10 chevaux, de chenilles souples en caoutchouc et d'une caisse légère en duralumin. Leurs bagages, fabriqués tout spécialement pour ce voyage, étaient fournis par le malletier Louis Vuitton. Le brevet des chenilles tout terrain, déposé en 1917 par l'ingénieur Adolphe Kégresse, fut perfectionné en association avec Jacques Hinstin.

Après une première traversée du Sahara en autochenilles réalisée en 1922, l'expédition Citroën-Centre-Afrique, placée sous le commandement du plus proche collaborateur d'André Citroën, Georges-Marie Haardt, et d'un ancien officier, Louis Audouin-Dubreuil, avait notamment pour mission d'établir la première liaison automobile entre les différentes colonies françaises en Afrique. Outre des mécaniciens et un médecin, les équipages comptaient des scientifiques et trois artistes, le cinéaste Léon Poirier, le photographe et opérateur Georges Specht et le dessinateur Alexandre Iacovleff.

Partie le 25 octobre 1924, de Colomb-Béchar, en Algérie, l'expédition se divisa en quatre convois à Kampala, en Ouganda, qui se rejoignirent à Tananarive le 26 juin 1925, au terme de 20 000 km de désert, de savane et de forêt tropicale, parcourus en 10 mois, à une vitesse variant entre 5 et 20 kilomètres/heure. Equipées de chenilles trop fragiles pour donner lieu à une production en grande série, les autochenilles contribuèrent cependant à établir l'extraordinaire popularité de la marque, grâce à l'exposition - présentée au Louvre en 1926 - au livre et au film de l'expédition.

Le musée conserve également un ensemble représentatif d'une autre stratégie publicitaire originale développée par Citroën, constitué d'une dizaine de jouets des années 1920 et 1930, destinés à populariser les nouveaux modèles de la marque auprès des enfants, qu'André Citroën considérait comme de futurs clients dont l'éducation devait être entreprise dès le plus jeune âge.

Don Citroën-Michelin, 1931.