Secrétaire en armoire "aux enfants marins" du comte d'Artois

Secrétaire en armoire "aux enfants marins" du comte d'Artois

Secrétaire en armoire "aux enfants marins" du comte d'Artois

Nouvelles acquisitions
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Matière et technique: 
Bâti de chêne, marqueterie en motifs de cœurs et losanges entrelacés en bois de violette, d’amarante de buis et de houx sur fond de bois de rose ; bronze doré, marbre griotte ; velours.
Origine et date: 
Paris, livré le 1er juin 1774 pour le Cabinet intérieur du comte d'Artois à Compiègne.
Artiste(s): 
1728
Paris
1799
Paris

Dimensions :

1,385 m
0,47 m
1,04 m

Ce secrétaire en armoire à abattant dissimulant sept tiroirs en partie supérieure et comprenant deux étagères dans la partie inférieure fermée à deux vantaux, présente une grande richesse de matériaux. Ornant les angles supérieurs, les deux figures d’enfants dont les corps se terminent en queue de dauphin sont particulièrement remarquables. Elles sont une réminiscence de l’art rocaille. Au contraire, les lignes droites du bâti, les différentes moulures et le décor géométrique de la marqueterie associé à celui des bronzes dorés appartiennent totalement au répertoire néoclassique.

Œuvre de Roger van der Cruse dit Lacroix, ce meuble fut livré en 1774 pour le logement dévolu au frère cadet du roi Louis XVI à Compiègne. Le comte d’Artois (1757-1836), alors âgé de 17 ans, s’installe avec sa jeune épouse dans le nouveau pavillon construit par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) à gauche de la cour d’honneur. En accord avec son écrin architectural néoclassique, ce meuble est emblématique des goûts artistiques du jeune prince.

Demeurant une quinzaine d’années dans les appartements compiégnois du comte d’Artois, le meuble est vendu comme bien national à la Révolution. Passant dans différentes collections privées britanniques au siècle dernier, il réapparaît sur le marché de l’art londonien en 2012. Considéré comme « œuvre d’intérêt patrimonial majeur », ce secrétaire de provenance royale a pu être acquis par l’Etat et rejoindre les collections du palais de Compiègne en 2014.


Estampillé RVLC/JME