Service de verres (63 pièces)

Service de verres (63 pièces)

Service de verres (63 pièces)

Nouvelles acquisitions
Partager
Origine et date: 
Second Empire

Ces cristaux ont appartenu à la princesse Marie-Clotilde Napoléon, fille du prince Victor et de la princesse Clémentine de Belgique, dont la marraine était l’impératrice Eugénie qui, décédée en 1920, légua à sa filleule du mobilier et des objets qui se trouvaient à Farnborough. La princesse Marie-Clotilde qui habita avec l’impératrice durant la Première guerre mondiale tenait donc ainsi d’Eugénie elle-même des indications sur la provenance de cette partie de service qui aurait servi à la table de l’Empereur aux Tuileries. L’ensemble de 63 pièces se décompose ainsi : 4 carafes (2 à vin, 2 à eau), 18 verres à eau, 18 verres à vin rouge, 17 verres à vin blanc et 6 tasses à punch avec leurs soucoupes. L’ensemble des pièces, verres, carafes et tasses est orné de la seule couronne impériale, dorée et en relief.

L’empereur Napoléon III s’adressait aux différentes cristalleries pour les besoins de la table dans ses résidences. Parmi les verres et carafes des collections de Compiègne, nous trouvons effectivement du cristal fabriqué par les manufactures de Clichy, Saint-Louis et Baccarat. Les archives du palais permettent de se rendre compte qu’en dehors de ces trois manufactures, la Maison de l’Empereur pouvait aussi, à l’occasion, passer commande à une maison ayant une simple activité de revendeur, comme Gallé-Reinemer. Par ailleurs les formes sont souvent communes aux différentes cristalleries. La forme tulipe des carafes est répandue, on la retrouve par exemple dans le service Compiègne de la manufacture de Clichy.

L’intérêt de cette acquisition tient à l’origine des pièces présentées et à l’absence dans les collections publiques de services de cristal complets. Elle permet d’évoquer encore mieux le faste de la table impériale au Second Empire resté dans le souvenir de tous les contemporains, qui s’en faisaient encore l’écho dans leurs mémoires publiés ou restés manuscrits. L’incendie des Tuileries, le pillage de Saint-Cloud, la mise en vente publique du linge, de la porcelaine et des cristaux des anciennes résidences impériales en 1873 n’ont laissé subsister en place qu’un nombre modeste d’œuvres de ce genre ou bien sont à l’origine de leur totale disparition.