Le parc et le jardin des Roses

Du jardin à la française au jardin paysager

Le jardin à la française projeté par Ange-Jacques Gabriel - avec ses cinq terrasses, ses pièces d’eau et ses parterres de sobres broderies à l’anglaise inspirées de Marly - ne fut jamais achevé. Seuls subsistent aujourd’hui les quinconces de tilleuls qui encadrent le jardin.
Toute la partie centrale fut replantée par L.M. Berthault après 1811, sur un mode paysager, avec une forte dominante arbustive. Dans le même temps était aménagé un «grand parc» de 700 ha entre le jardin et la forêt, que traversait sur près de 5 km la fameuse allée des Beaux-Monts. Un berceau de verdure et d’élégants pavillons complétaient cet ensemble qui connut peu de changements jusqu'à nos jours.

Les sculptures du parc
 
Du projet conçu en 1755 par Ange-Jacques Gabriel, la statuaire était absente. Les deux premières sculptures furent installées en 1811 sous la direction de Berthault. A la fin de la Restauration, leur nombre s’élevait à quinze, et la collection s’enrichit de deux nouvelles statues sous la Monarchie de Juillet.
C’est seulement sous le Second Empire, en 1859, que la décoration sculptée du petit parc fut enfin achevée. Elle eut à souffrir de la guerre de 1870. Une dizaine de statues furent renvoyées au Louvre; certaines n’en revinrent pas et furent remplacées par d’autres. Néanmoins, l’absence d’un programme décoratif unitaire, l’aspect composite de cet ensemble sculpté, correspondent assez bien au goût nettement marqué du Second Empire pour l'éclectisme.
 
Le jardin des Roses

Créé en 1820 par Louis-Martin Berthault (1771-1823) à l’emplacement du «Bosquet du Roi», le Jardin des Roses est situé à proximité de la serre tempérée, construite la même année sur la terrasse de la Porte Chapelle. Au centre de ce jardin régulier, le petit bassin rond est le seul vestige des aménagements réalisés par Ange-Jacques Gabriel sur la terrasse de Marie-Antoinette. Il a été déplacé dans le Jardin des Roses au moment de sa création.
Le jardin lui-même a été restitué il y a vingt ans, à partir d’un relevé de 1821 et de recherches historiques approfondies, dans le souci de respecter l’esprit du créateur. Les espèces présentées sont issues de grandes familles de roses anciennes : roses de Damas, centifolia, gallica et noisettiana. Elles sont associées à trois plantes vivaces : pivoines, pavots d’Orient, iris. Pendant la période de floraison, cet ensemble exceptionnel offre aux visiteurs une grande variété de coloris et de parfums.

Le jardin des roses est ouvert au public de mi-avril à mi-octobre 2015 de 12h00 à 17h00

Entrée gratuite.

 

Position sur le paysage
 
Cette installation est la première commande éphémère en extérieur du Palais de Compiègne. Elle a été réalisée par Henri Olivier et les équipes du palais, menuisiers et jardiniers.
La demande du Palais impérial de Compiègne était de faire un point d’arrêt entre la terrasse du palais et l’amorce de l’allée verte. L’allée de tilleuls, qui longe le rempart de Charles V, seul élément restant du rempart de la ville, servait au XVIIIe siècle à l’arrivée du roi venant de Paris.La proposition de Henri Olivier s’inscrit dans le paysage et permet un regard différent sur la terrasse comme sur l’allée verte. C’est un banc composé de structures en bois brulé et noirci et de buis taillés. Sa forme reprend le dessin de l’escalier d’une tour se trouvant sur la terrasse, comme un rappel ou comme la réaffirmation et l'actualisation d’une inscription ancienne. Ce dessin rappelle, par ailleurs, les bordures de buis du jardin des roses, dessiné par Louis Martin Berthault, paysagiste créateur du jardin du Petit Parc au début du XIXe siècle.Position sur le paysage invite le promeneur du parc et le visiteur du Palais à s’arrêter et regarder. C’est un point de vue où le regard est attiré par une ligne verticale au milieu de l’allée verte : celle d'un ancien paratonnerre du Palais planté comme un point de mire ou de repère. Peint en doré comme les pointes des grilles du parc et dressé au centre de l’allée, ce mât forgé retrouve toute sa force et répond à la ligne ondulante de l’oeuvre créée par Henri Olivier, dont les couleurs noir et vert rappellent les troncs sombres et le feuillage transparent des tilleuls.

PDF iconposition_sur_le_paysage.pdf

 

Parc du palais de Compiègne : la perspective de l'allée des Beaux-Monts

 

Le parc du palais de Compiègne sous la neige, vue sur le pavillon Berthault

 

Parc du palais de Compiègne : le berceau de l'Impératrice

 

Parc du palais de Compiègne : la terrasse